LA MALTRAITANCE

Comme tout un chacun nous avons des idées sur ce que maltraiter un enfant.
Le plus souvent, on limite la maltraitance à des traitements physiques violents : coups, agressions sexuelles.
En deçà de ces manifestations souvent repérables, maltraiter un enfant, c’est :
- créer autour de lui un climat de peur et d’incertitude par des cris, des menaces, des injures, des moqueries, des mots dévalorisants, des interdits non expliqués, des punitions…
- lui imposer des rythmes qui ne lui conviennent pas : l’obliger ou l’empêcher de manger, de dormir ou d’être propre.
- Manquer d’attention, l’oublier dans son parc, dans son lit, sur son pot, devant la télévision.
- Le priver de son espace de liberté, de jeu, d’intimité
- Avoir des comportements et des mots déplacés
- Ne pas respecter sa pudeur
La violence ne peut être tolérée : elle ne se justifie jamais.
Le corps de l’enfant lui appartient, il doit être respecté.
Tout acte atteignant son intimité, attouchements, violences physiques ou sexuelles, est interdit par la loi.
SIGNES ET SIGNAUX
Les mauvais traitements se rencontrent à tous les âges de la vie de l’enfant et dans tous les milieux.Pour autant, l’enfant maltraité n’est pas facilement identifiable.
C’est pourquoi toute personne en contact avec des enfants doit savoir reconnaître certains signes qui laissent supposer l’existence de mauvais traitements.
- Des traces suspectes sur le corps de l’enfant peuvent alerter : des bleus, des griffures, des brûlures, des morsures, lésions des organes génitaux, plaies.
- L’enfant peut aussi :
* refuser de manger, ou manger trop
* dormir trop, refuser de dormir ou faire des cauchemars, être excessivement fatigué
* être agressif, violent, instable
* utiliser un vocabulaire ou avoir un comportement sexuel inadapté pour son âge
*présenter des manifestations régressives
* avoir un aspect négligé
* présenter une dénutrition
* avoir un retard de son développement psychomoteur et psychoaffectif
Il faut aussi prêter attention aux parents qui pourraient tenir des propos dévalorisants sur leur enfant, le négliger, ne pas prendre en compte ses besoins.
Toutes ces traces, ces signaux n’ont de signification que s’ils sont répétés.
VOUS AVEZ DES INQUITUDES
Vous éprouvez un malaise, vous avez des impressions troublantes…
Vous avez détecté des signes…
Cependant vous êtes tenues à un devoir de réserve vis-à-vis de l’enfant et de sa famille ; vous ne pouvez pas divulguer vos observations : vous êtes tenues au secret professionnel.
Vous n’avez pas à porter de jugement sur les parents que vous soupçonner de maltraitance : il n’y a pas de « bons » ou de « mauvais » parents, tout le monde peut un jour se trouver en difficulté.
Dans votre intérêt et dans celui de l’enfant, ne restez pas seule, sachez à qui en parler.
Adressez-vous sans tarder au service de P.M.I ou à l’autorité dont vous dépendez.
QUE FAIRE POUR L’ENFANT MALTRAITE ?
Pour l’enfant et pour vous, alertez rapidement les services de P.M.I.
Au besoin, confirmez vos observations par écrit.
Cette situation peut être douloureuse. Sous le choc, vous allez vous sentir déstabilisée, démunie. Ne restez pas sur ce constat : votre rôle est de protéger l'enfant.
C’EST AUX AUTORITES COMPETENTES DE GERER LA SITUATION, NE CHERCHEZ PAS A VOUS SUBSTITUER A ELLES.
SOYEZ VIGILANTE
Si l’enfant vous paraît instable, s’il fait des bêtises à répétitions, s’il vous agace et vous pousse dans vos limites, vous ne pouvez vous autoriser aucune violence quelles que soient les raisons que vous pourriez trouver.
La fessée, la menace, la privation, ne sont pas des actes éducatifs, mais répressifs et inutiles : ne tombez pas dans des travers que vous reprocheriez aux autres.
Même exceptionnellement, vous ne devez laisser l’enfant avec quiconque autre qu’un professionnel.
VOUS ETES L’UNIQUE RESPONSABLE DE L’ENFANT CONFIE PAR SES PARENTS.
UN ENFANT, ON LE PROTEGE, ON NE LE MALTRAITE PAS.
TOUT ENFANT A BESOIN DE RECEVOIR LES SOINS QUI LUI PERMETTENT DE DEVENIR UN ADULTE :
NOURRITURE, HABILLEMENT, HYGIENE, SANTE, EDUCATION, CULTURE SONT LES PREMIERS DROITS DE L’ENFANT.
UN ENFANT A DROIT A SON CORPS.
LA VIOLENCE PHYSIQUE, PSYCHOLOGIQUE OU SEXUELLE EST INTERDITE.
LE MANQUE DE SOINS AUSSI EST GRAVE. PERSONNE N’A LE DROIT DE LAISSER SUBIR UN MAUVAIS TRAITEMENT A UN ENFANT.
CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT ( adoptée le 20 novembre 1989 par l’Organisation des Nations Unis )
- LE DROPIT A LA VIE
- LE DROIT A LA SANTE
- LE DROIT A L’EDUCATION
- LE DROIT A LA FAMILLE
- LE DROIT A LA PROTECTION CONTRE LE RACISME ET TOUTE FORME DE DISCRIMINATION
- LE DROIT A LA PROTECTION CONTRE L’EXPLOITATION SEXUELLE ET LA MALTRAITANCE
- LE DROIT A LA PROTECTION CONTRE L’EXPLOITATION DANS LE TRAVAIL
- LE DROIT A LA PROTECTION CONTRE LA GUERRE ET LA PRIVATION DE LIBERTE
- LE DROIT A UNE IDENTITE CULTURELLE ET RELIGIEUSE
- LE DROIT A L’EXPRESSION

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